C'est l'une des quêtes scientifiques les plus ambitieuses jamais entreprises, pour percer les mystères de l'univers, et cela se passe sous nos pieds en Australie !

Tout ce qui se trouve dans notre champ de vision — étoiles, planètes, votre café du matin — représente moins de 5 % de la masse totale de l'univers. Le reste est une mystérieuse substance invisible appelée matière noire.

Les scientifiques sont prêts à tout pour percer les secrets du cosmos. Des chercheurs australiens ont construit le Laboratoire de physique souterrain de Stawell (SUPL), à un kilomètre sous terre, dans la région de Victoria. Ce nouveau détecteur prometteur permettra de détecter les interactions entre la matière noire et la matière ordinaire, un phénomène jamais observé directement !

La professeure Elisabetta Barberio est professeure de physique à l'Université de Melbourne et directrice du Centre d'excellence ARC pour la physique des particules de matière noire. Elle a joué un rôle important dans la découverte du boson de Higgs au Grand collisionneur de hadrons ; elle a confirmé la théorie décrivant le comportement fondamental des particules avec une précision extraordinaire au CERN (Laboratoire européen de physique des particules) ; et a récemment reçu la plus haute distinction italienne, l'Ordre du Mérite de la République italienne, pour ses contributions exceptionnelles à la recherche expérimentale en physique des particules. Elisabetta est à l'origine du programme de détection directe de la matière noire en Australie et du premier laboratoire souterrain de l'hémisphère sud, qui accueille la première expérience australienne de détection directe de matière noire (SABRE), qu'elle a dirigée.